Confinement : cette mesure risque d'exacerber des réalités qu'ils ne faut pas délaisser.


Le week-end dernier, à l’initiative de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat dont je fais partie, nous avons décidé de prendre la plume et d'alerter le gouvernement sur la menace que représentait le confinement en matière de violences intrafamiliales. Plus de 160 Sénateurs se sont joints à cette tribune dont mes collègues des Yvelines Sophie Primas, Alain Schmitz et Michel Laugier. Vous la retrouverez ici

Le mardi 6 avril 2020, du fait de l'avancée de la pandémie, l'ONU, par son Secrétaire Général, a rappelé l'urgence de protéger les nombreuses femmes et leurs enfants, pris au piège de leur habitat. Il est hélas aisé de constater qu'aux Etats-Unis, pays violemment touché par la crise sanitaire, un nombre grandissant de cas de violences intrafamiliales a été constaté par différentes villes. Autre exemple : la Commission nationale pour les femmes souligne que l'Inde a, pour sa part, vu le nombre de dossiers se multiplier par deux durant les seuls sept premiers jours de confinement. Le Premier Ministre Australien Morrison et son Gouvernement a souligné par ailleurs une hausse de près de 75% des recherches sur internet de soutien face à des violences intrafamiliales. En Afrique du Sud, on enregistrait 90 0000 plaintes de violence au même moment alors que la France a vu croître d'un tiers en une semaine la violence domestique.  Restons unis et vigilants, le confinement peut sauver des vies, mais peut être aussi dévastateur. 

👉 Message du Secrétaire Général du l'ONU António Guterres ici

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